Triompher du vent, modifier la teinte du jour

ISBN 9782-35759-066-3

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Triompher du vent, modifier la teinte du jour

Ridha Bourkhis

collection Paroles nomades

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Ridha Bourkhis  Auteur de plusieurs recueils de poèmes et de
nouvelles, titulaire d’un Doctorat et HDR de
l’Université de Paris-Sorbonne, il est Professeur
des Université à l’Université de Sousse, en
Tunisie. Chercheur, critique littéraire, il a pub-
lié, en France, en Tunisie et en Belgique,
plusieurs essais et articles sur la poésie, la styl-
istique et la rhétorique.

Ridha Bourkhis

Les actes du colloque international qu’il
a organisé en novembre 2014, à la Faculté des Lettres de
Sousse, sur La représentation de la douleur dans le discours,
seront bientôt publiés, en co-direction avec le Professeur de
Paris-Sorbonne Joëlle Gardes Tamine, à Copenhague aux
« Publications Romanes ».

triompher du vent  

« Je suis un grain de sable,
Qui navigue à contre courant
Sous des vagues de dunes
Sur la trace du vent »

Abd el Malik Nounouhi


« Certains soirs, j’écoute le vent
dans la serrure vide de l’histoire. »

Catherine Ferrero-Vérité

Le lecteur de Ridha Bourkhis
est saisi par une poésie féminine, une
présence au cœur, une douleur du
souvenir. La mer est porteuse
d’images féminines lointaines.
Ridha Bourkhis est poète et
ce thème féminin ne peut lui être in-
différent, cela va de soi, car il y trouve
une sensibilité, une délicatesse, une
discrétion et une retenue dignes de la
grande poésie.

Jean Déjeux

Au poète, il ne suffit pas de dire son émotion, de se faire plaisir au moyen du langage, pour être, « littéralement et dans tous les sens » comme dirait Rimbaud. Afin de mériter son identité de poète, prouver son génie créateur et gagner la partie, il lui faut s’appliquer à faire jaillir, telle la lumière de la révélation, dans le cœur, cette même émotion, éprouvée par lui-même ou seulement feinte. Peu importe ! l’essentiel, c’est le déclenchement dans le langage, par le pouvoir de la surprise et de la méprise, de cet implacable mouvement émotionnel qui se perpétue dans la chair des mots et qui passe ensuite, comme une onde explosive, dans le corps du lecteur.

Extrait

Le rire du vent

Au pays de tes chimères se meurent les étoiles et s’effiloche le printemps, et même les phrases enchanteresses, l’unique bonheur qui te restait, ne valsent plus comme au temps de l’exil mythifié sur ton palimpseste froid et blanc qui lamentablement s’entête, devient une steppe, un cimetière où tu écoutes ricaner le vent.


Désenchantement ! Satané mot saupoudré de cendre qui surgit enfin de ton gosier. Tu ne voulais pas vraiment te l’avouer pour continuer à croire que tu étais toujours vivant et qu’au sortir de ta douleur, il y aurait une fabuleuse lumière et quelque parfum d’or. Mais les dés sont, hélas ! Jetés et tu sais qu’à présent rien ne sert de poursuivre Don Quichotte, rien ne sert de courir désespérément l’absolu et d’attendre que naisse le miracle.


Impénitent esthète, âme altière frappée d’insatisfaction, habitée de peurs anciennes et de doute, âme déracinée, déportée vers des chemins sans issue et des horizons cadenassés, âme assaillie par la médiocrité en fête, les matamores et les regards insanes, tu portes dans ton corps des gares lointaines, des joies éteintes et des passions suspendues, défaites, mortes au lever d’un jour blafard et nu. Que de chances te sont passées sous le nez ! que de trains tu as manqué !


Tout est maintenant une secrète plaie béante qui tantôt se noie dans les plis de tes illusions recrudescentes, tantôt remonte à la gorge, suppure et te cache la mer et les mots, le murmure des yeux de jais et le songe.


Obnubilé par ton rêve en détresse, à bout de souffle, tu tournes aujourd’hui le dos au monde, à ses pleurs et fleuves de sang, tu te cloîtres dans la prison d’un tendre visage vaporeux et incertain, hallucinant et sibyllin et tu comptes en faire une fenêtre sur la mer, une raison de vivre, une raison d’oublier, un souffle incantatoire qui dans tes mains ferait rimer les vers et danser la métaphore.


Mais autour de toi, serpentent, vois-tu ? des langues putrides, des mégères, des sorciers sataniques, des vermines souterraines aux sourires démoniaques crachant leur misère et turpitude sur le monde et semant dans les cœurs brûlures et discordes, impostures et haines. Et à ton insu, ils ont triomphé de ton espoir bleu ; le seul espoir qui vaille, le seul poème satiné que tu aurais tant voulu graver
sur la crête des vagues.


Au pays de tes chimères voyagent des nuées, des paroles retenues et une blessure mal aseptisée.

Table
des matières

TEXTES POÉTIQUES

Le rire du vent
Vent et cendres
Le vent du large
Le vent souffle à l’intérieur
Images emportées par le vent...
Au vent de l’oubli
Le vent du Nord
Le vent du nord (II)
Une poignée de vent


TEXTES

SUR LA POÉSIE

ET LES POÈTES


Du côté de ROMAN JAKOBSON Poetica 

Du côté de GEORGES MOLINIE
Fonction poétique ou Régime de littérarité

Du côté de PIERRE REVERDY
Cette émotion appelée poésie

Du côté de JEAN-MICHEL MAULPOIX
Du lyrisme pour grimper au ciel

MICHEL COLLOT
Cueillir la lune entre les nuages

MAHMOUD DARWICH
Le poète qui marchait sur sa blessure

ARTHUR RIMBAUD
La déconcertante défection du sens

NIZAR QUABBANI
Mourir un jour de printemps

LIONEL RAY
L’inépuisable enchanteur de la parole

MARIO SCALESI
Une poésie au goût de la mort

PATRICK NAVAÏ
Au fond de la mémoire
une zone d’ombre et de lumière

GEORGES SCHEHADÉ
La toute-puissance de l’image

BELGACEM ECCHEBI
L’inconsolable poète de la blessure

MARIELLE ANSALMO
Ecrire comme on sanglote

LAURENCE BOUGAULT
Semence de diamant

Du même auteur


- Chutes et blessures, poèmes, Paris, Atelier Silex, 1987.


- Un retour au pays du bon Dieu, roman, Paris, L’Harmattan, 1989.


- Tahar Ben Jelloun : la poussière d’or et la face masquée, approche linguistique, Paris, L’Harmattan, Coll.
« Critiques littéraires », 1995.


- Terre sultane, nouvelles, Tunis, Noir Sur Blanc, 2000.


- Le langage de connotation, approche linguistique, Sousse, Saïdane, 2003.


- Manuel de stylistique, préface de Georges Molinié, Louvain-la-Neuve, Academia-Bruylant, Coll.
« Pédasup », 2004.


- Les poètes de la plus haute tour, Sfax et Casablanca, Med-Ali Hammi et Aïni Bennaï, 2005.


- L’explication littéraire. Pratiques textuelles, ouvrage collectif, dir, Paris, Armand Colin, Coll. « Cursus », 2006.


- La phrase littéraire, ouvrage collectif, co-dir, avec Mohammed Benjelloun, Louvain-la-Neuve, Academia-Bruylant, Coll. « Au Coeur des textes », 2008.


- Georges Schehadé : l’émotion poétique, essai, Paris, L’Harmattan, Coll. « Critiques littéraires », 2009.

- L’émotion poétique, colloque international, dir, Tunis, Sahar Editions et L’Institut Français de Coopération ,
Coll. « Mémoire d’encre », 2010.


- Bleu, nouvelles, Paris, L’Harmattan, 2010.


- Rhétorique de la passion dans le texte francophone. Mélanges offerts à Jean Déjeux, dir, Paris, L’Harmattan,
2010.


- Lionel Ray. L’intarissable beauté de l’éphémère, préface de Brigitte Buffard-moret, essai, Paris, L’Harmattan,
Coll. « Critiques littéraires », 2012.


- Ecriture de Tunisie (petite anthologie de la littérature tunisienne francophone), Paris, « missives » (Revue de la
Société littéraire de la poste et de France télécom), Numéro spécial, N° 264, Mars 2012.


- Eléments de rhétorique, préface de Joëlle Gardes Tamine, manuel, Louvain, Academia, 2012.

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